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URGENT - Appel à témoignages. Salaires et Conditions de travail des formateurs.

26 Mars 2017 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS, #ACTUALITES

Bonjour à toutes et à tous,

Le collectif a récemment été informé que de nombreux formateurs
intervenants dans les diverses structures et organismes de formations
de la région PACA  faisaient face à de récurrents retards dans le
paiement de leur salaire.
 
Il semblerait que les retards accumulés des différents financeurs
publics, n'honorant pas toujours en temps et en heure leurs
engagements de paiement en soient la principale cause. Se faisant, la
trésorerie interne de nombreuses structures ainsi mise à mal, ne
permettrait pas toujours la rémunération des salariés aux échéances
légales.
 
Cette situation intolérable pour quiconque ne saurait être banalisée!
Aujourd'hui ce sont des femmes, des hommes, des parents qui n'arrivent
plus à faire face aux frais de leur foyer, ou qui n'arrivent tout
simplement pas à se projeter sans craindre qu'un prélèvement bancaire
ne leur soit refusé faute de provision sur leur compte.
 
Nous souhaiterions avoir davantage de retours afin de pouvoir être en
mesure de pousser plus loin l'investigation et peut-être alerter les
autorités concernées sur la situation actuellement vécue par de trop
nombreux formateurs de la région.
 
Faites nous part de votre situation, car c'est ensemble que nous
aurons plus de force pour défendre nos droits.
 
Le collectif FLE.
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L’apprentissage du français participe au développement de la citoyenneté. Ce n’est pas un outil de sélection et d’exclusion !

4 Mai 2016 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #ACTUALITES, #TEMOIGNAGES, #DROIT DES ETRANGERS

Communiqué de presse
Le 13 avril 2016
Fédération des Centres sociaux et socioculturels de France, La Cimade, Radya, Secours Catholique – Caritas Fr
ance

Le constat est sans appel : les gouvernements successifs - quelle que soit leur couleur politique - ont fait de l’apprentissage de la langue un moyen de contrôle. Conjointement, ils ont, sous prétexte d’en améliorer l’efficacité, développé une politique d’appel d’offres qui a eu pour effet de concentrer des opérateurs de formation capables de répondre massivement à des procédures standardisées. Ils ont ainsi mis en difficulté des associations de proximité, plus modestes mais souvent riches de leur implication dans les quartiers et de leur approche globale des personnes. S’appuyant sur une logique de mobilisation citoyenne, elles contribuent pourtant à l’accueil de milliers de personnes immigrées et à la construction du lien social. Depuis plusieurs années, ces associations ancrées dans les territoires, leurs salariés et les milliers de bénévoles qui en sont les artisans sont ignorées malgré leurs expériences et connaissances des populations concernées.

De fait, l’État à travers le Ministère de l’Intérieur s’installe dans une politique basée sur le chiffre, autour de dispositifs descendants et inadaptés, conçus par des administrations centrales éloignées du terrain et des réalités sociales.

L’inefficacité de cette politique nous interroge d’autant plus qu’après les évènements de 2015, l’émotion avait permis de partager un questionnement sur la pertinence des politiques d’intégration et de cohésion sociale et de souligner l’importance de travailler finement des réponses locales. Un an après, ces bonnes résolutions semblent oubliées.

Les dispositifs en place s’avèrent souvent excluant, ne permettant pas un accueil personnalisé. Ils tendent à faire de l’apprentissage du français une épreuve pour obtenir une autorisation de rester sur le territoire français au lieu d’être une occasion de « rentrer en citoyenneté ». Actuellement, les non-primo-arrivants, désirant perfectionner leur maîtrise de la langue, sont non seulement exclus des dispositifs publics pris en charge par les organismes de formation, mais ils vont l’être aussi des actions de proximité animées par des formateurs généralement bénévoles.

Toutes ces analyses ont été consignées dans un rapport demandé par le Premier Ministre avec en perspective la création d’une Agence Nationale de la Langue Française. Le rapport finalisé n’a pas été publié. Le projet de création de cette agence, annoncé dans les décisions du Conseil Interministériel pour l’Égalité et la Citoyenneté, semble abandonné...

Devant cette situation, les associations signataires de ce communiqué refusent d’être les actrices d’un tri, d’une sélection. Nous revendiquons l’universalité de l’accès aux actions d’apprentissage du français et refusons que ce soit un critère d’octroi d’un titre de séjour.

Pour éviter que des milliers de bénévoles et d’apprenants se découragent et que des milliers d’actions d’apprentissage du français disparaissent, nous demandons que soient réunis, territoire par territoire, les organismes qui développent des actions d’apprentissage du français (tous publics et toutes finalités) afin de poser les conditions de la construction de parcours cohérents de formation linguistique pour les personnes migrantes. C’est par ce travail de concertation et de complémentarité, faisant une place à chacun pour un accès universel à
l’apprentissage de notre langue, qu’il sera possible d’en faire un droit respecté et respectueux.

Nous demandons également que les crédits du Ministère de l’Intérieur continuent de soutenir toutes les actions d’apprentissage du français, quels que soient les publics, et que cesse l’instrumentalisation des associations auxquelles il est demandé un travail de tri et demain de fichage des participants à ces actions.

Pour nos associations, la maîtrise de la langue française est un outil puissant de cohésion sociale. L’acquisition de cette maîtrise doit être pensée comme une démarche d’émancipation, d’enrichissement de soi, de développement de la citoyenneté et pas comme une obligation susceptible d’entraîner une sanction : la précarisation du droit au séjour.

Donnons à notre langue la chance d’être un outil de cohésion sociale et refusons de l’enfermer dans une fonction de contrôle, de sélection, et donc d’exclusion.

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L'enseignement du FLE: des emplois au rabais

25 Novembre 2014 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

Voici un article que nous avons recu il y a quelques temps. Bien que datant de décembre 2013, il reste malheureusement d'actualité, et sera d'ailleurs un des objets de notre prochaine réunion... Tous vos commentaires sont bienvenus...

 

articleAVFabre de SNESUP 620 PDF BD

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Vacataire en colère- Le blog de Carmen

27 Février 2014 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES

 

Le Blog de Carmen, Vacataire en colère n'existe plus, nous avions heureusement sauvé un de ses articles que nous reproduisons ici... Le collectif FLE

 

 

Son objectif ?

Contribuer à faire connaître la situation des enseignants vacataires et en particulier des professeurs de langues étrangères

Devenir (en toute modestie) la porte-parole d'un groupe dont les revendications sont légitimes

 

Alors imaginez : Vous avez fait des études de langue, puis vous avez séjourné à l'étranger, vous avez une formation pédagogique. Non je me trompe, vous êtes madrilène, vous avez fait des études de français et d'espagnol, vous avez choisi de vivre à Brest, parce que pour vous, c'est la plus belle ville du monde. Vous aurez certainement envie d'enseigner l'espagnol, votre langue maternelle. Vu le nombre d'écoles supérieures, vous vous dites que cela ne doit pas être si difficile, si on a les diplômes requis.

Vous allez appliquer bien sûr les techniques de recherche d'emploi classiques. D'abord, vous allez être surpris, car il n'y a aucune offre de ce genre à l'ANPE, ni dans les journaux. Mais justement, par chance, vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui s'entend bien avec un responsable dans une école et ils ont besoin de quelqu'un en espagnol. La première question que l'on vous posera lors de l'entretien vous étonnera sans doute : "Vous avez un employeur principal. Vous ne pouvez pas travailler chez nous sans employeur principal." Un employeur principal ? Je vous explique : la présence d'un employeur principal garantit que vous n'allez pas, après quelques années, réclamer indûment un poste. De plus dans certains cas, si vous avez un poste à temps plein, votre nouvel employeur n'aura pas à payer la totalité des charges. Dans ce secteur d'activité, on donnera donc de préférence du travail aux personnes qui n'en ont pas besoin. Cela ne vous arrange guère, évidemment. Mais on trouvera une solution. Peut-être, le portage salarial. Pas très répandu évidemment, car c'est un service payant. On suggèrera aussi que vous deveniez votre propre employeur en créant votre petite entreprise. Vous deviendrez donc prestataire de service du service public. Vous trouvez que c'est bizarre. Votre prestation, l'enseignement, relève du service public, surtout dans une école publique. Les mauvaises langues vous diront bien sûr que c'est un cas de salariat déguisé, qu'il y a un lien de subordination. Ne les écoutez pas, vous voulez travaillez, non? Certaines écoles, heureusement, n'ont pas cette exigence. Bon, pour vous tout s'arrange, vous avez des heures. Bienvenue au vivier ! Sachez quand même que le nombre d'heures que vous pourrez faire dans une école est plafonné. Toujours pour éviter toute velléité de titularisation. Si vous avez de la chance, vous aurez assez de travail en partageant votre temps entre 2 ou 3 écoles. Ecolo ou pas, tant pis, vous consommerez pas mal de carburant. J'oubliais de vous dire que vous serez payé pour les heures de cours réellement donnée. Donc pas de grippe cet hiver et évitez le ski, trop dangereux. D'ailleurs les vacances, comme vous ne serez pas payé, évitez les grosses dépenses. Et puis question sécurité de l'emploi, ce n'est pas idéal. C'est ce que répondra le banquier quand vous lui demanderez un prêt (pour acheter une voiture moins polluante). Mais quand on a du travail aujourd'hui... A bientôt.

Votre nom, c'est Carmen ?

Elle a apporté cette semaine sa modeste, mais méritoire, contribution à la formation intellectuelle de l’élite de la nation : 5 heures d’espagnol à l’ENTA. Elle était toute fière, toute contente, comme un gamin qui aurait décroché … Mais la rencontre avec les autres vacataires a mis un sacré bémol à son enthousiasme juvénile. Oui, elle a rencontré les professeurs d’allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français, japonais, portugais, russe (voyez, pour ne blesser aucune susceptibilité, je respecte l’ordre alphabétique), qui travaillent à l’école. Des femmes majoritairement. Et, comme on dit poliment, d’un certain âge. « Moi, ça ne m’arrivera jamais, a pensé Carmen, à cet âge-là, moi, j’aurai un emploi stable. » Le pire, c’est que, comme elle est nouvelle, à la pause autour d’un café imbuvable servi dans un gobelet en plastique, les collègues ont voulu lui faire entendre le « blues du vacataire». Ce n’est pas un chant révolutionnaire qui vous mène au combat, c’est une chanson clandestine qu’on chante entre soi sans surtout élever la voix. Vous avez de la chance, j’ai noté le texte.

« Après les angoisses du début d’année

T’as travaillé trois mois, toujours pas payée

Et les heures supprimées, pas rémunérées

T’auras pas de contrat, c’est l’Etat

N’attends pas le syndicat, il est pas là

Gare à toi, sois toujours sympa

C’est le règne de l’arbitraire, du pouvoir discrétionnaire

Si ça te plaît pas, tu peux rentrer chez ta mère

Tu comprends pas, ouvre le dictionnaire, t’es vacataire » ;

 

Refrain : Tu ne peux rien changer

Si tu protestes, tu te fais virer

Des bottes, tu devras lécher

Surtout, ne te fais pas détester

 

Quand Carmen a voulu introduire une note plus positive, on lui a répondu avec toujours les variations du même thème : ‘T’as aucun droit, ici c’est chacun pour soi’.

Le blues, elle est en train d’en faire un rap.

 

La riposte syndicale :

Profession sinistrée, droits des salariés bafoués, patrons désabusés, flexibilité désordonnée... La dureté des injustices au travail un : un vrai terrain de combat pour défendre ses droits.

Dans le blues pessimiste de Carmen, il manque l’aspect positif de l’espérance, le désir de reconnaissance politique et sociale revendiqué, l’interaction entre les contraires qui s’affrontent sainement.

Partout, les formateurs de langues s'organisent et défendent leurs emplois.

Il faut y croire !

 

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Ras le bol du mépris et de l'indifférence en FLE !

2 Octobre 2013 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

 

La situation des enseignants de FLE est une thématique qui n'intéresse personne en France, ils sont ce que j’appelle, "les méprisés de la francophonie".

Il n'y a que peu d'endroits oùils peuvent s'exprimer, compte tenu de la petitesse de ce monde FLE, le côté procédurier de certains dirigeants et surtout la grande omerta que doivent respecter ces petits soldats du FLE sous peine de voir non pas leur contrat, qui n'existe pas, mais leur volume d'heures de cours réduites.

Je vous propose donc un petit éclairage sur le FLE à l'étranger et en France qui vous servira peut être.

  • A l'étranger

Premier débouché : le réseau culturel du MAE :

 

* Statut de vacataire pour 90 % des enseignants recrutés localement avec des contrats signés chaque année sans aucune garantie du maintien de leur volume horaire de cours ;

* Titularisation ou mensualisation extrêmement rare dans la majorité des établissements (en moyenne, création d'un poste à temps plein tous les 5 ans) ;

* Politique de recrutement et gestion du personnel obscure où les enseignants diplômés de FLE et expérimentés sont mis en concurrence avec les femmes de "..." (directeurs de grandes entreprises françaises), les étudiants des grandes écoles en échange universitaire désireux d'améliorer leurs fins de mois ou des enseignants de l'EN (professeurs de mathématiques, d'histoire, de philosophie, ...) venus goûter l'appel du large … ;

* Rémunération "fluctuante" des vacataires calculée au prorata des étudiants présents dans la classe (5-6 étudiants = 8 euros de l'heure / 7-9 étudiants = 10 euros de l'heure / 10-14 étudiants= 14 euros de l'heure), ce qui crée un climat malsain de concurrence entre les enseignants ;

* Aucune valorisation salariale en fonction des diplômes (Bac + 4 minimum), de l'ancienneté et des résultats des enseignants ;

* Disparité des salaires des directeurs nommés par le Ministère des Affaires Étrangères et qui ont, EUX, le statut d’expatrié avec tous les avantages que cela représente, à savoir des droits en France, des salaires pouvant atteindre les 5000 euros/mois et des avantages en nature ;

* Aucune prestation sociale, aucune assurance chômage, aucune prise en charge du coût des transports, aucune cotisation retraite versées aux vacataires, les laissant à moyen et long terme dans une situation administrative inextricable ;

* Aucune revendication syndicale possible face à la gestion des ressources humaines humiliante et méprisante soutenue par le service culturel de l'ambassade et son attaché culturel qui nie la souffrance et la désespérance des enseignants et qui vend à ces derniers la vacation comme seul horizon professionnel.


Deuxième débouché : les universités :

 

* Méconnaissance totale de l'existence de la spécialisation FLE sur le recrutement, ce qui amènent des enseignants de philosophie, de lettres classiques, de sociologie à être recruté aisément et à prendre en charge (avec une grande maladresse) des cours de langue et de civilisation pour des étudiants en début d'apprentissage de la langue. Et oui, être spécialiste de la littérature française du XVIIIème siècle paie beaucoup mieux qu'un enseignant FLE rompu à toutes les techniques didactiques et pédagogiques sur l'apprentissage des langues.


 


 

  • En France

Premier débouché : les centres privés de formation FLE

* Statut de vacataire pour 90 % des enseignants qui travaillent 3 mois dans l'année (juin, juillet, août) et sont en chômage pour les mois restants. Un petit tour sur les sites d'emploi fle.fr et fdlm.org pour se rendre compte de l'offre pléthorique de postes en CDD 3 mois l'été !!!!

* Politique de recrutement et gestion du personnel scabreuse où l'on croise énormément de directeurs ignorants, connaissant très mal les spécificités du FLE mais étant très attaché à la nécessité d'avoir un doctorat FLE pour postuler, QUI JE LE RAPPELLE N'EXISTE PAS ET N'EXISTERA JAMAIS. Encore une fois, un enseignant FLE avec 12 années d'expérience à l'étranger passera toujours APRES le doctorant non spécialiste du FLE et ayant une expérience minimale de l'enseignement.


Deuxième débouché : les centres FLE des universités françaises

* Obligation d'avoir un statut d'autoentrepreneur ou d'être titulaire de l'EN pour pouvoir travailler. Situation ubuesque qui rejette de nouveau les enseignants FLE les plus expérimentés et qui met en poste des enseignants LAMBDAS de l'EN sans réelle formation ni expérience en FLE.


Troisième débouché : les associations

* Rémunération au SMIC pour les plus chanceux ou travail quasi bénévole pour les moins chanceux. Appel pour nos amis les retraités qui ont l'impression de faire une bonne action : Comprenez une bonne fois pour toutes que votre action fait de l'ombre à des PROFESSIONNELS, qui eux sont spécialistes et qui aimeraient pourtant TRAVAILLER !!

 

Quatrième débouché : l'EN

* Pour travailler dans les classes spécialisées UPE2A, pas de CAPES (JE LE RAPPELLE : LE CAPES DE FLE N'EXISTE PAS) point de salut ! Quelque soit votre expérience, ces chers inspecteurs de l'EN s'en foutront royalement et préféreront prendre un enseignant de lettres modernes peu formé et peu aguerri à ce type de public.

Voilà, j'espère que vous comprenez un peu plus l'état de déliquescence dans lequel se trouve le FLE.

 

R.

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Reportage radio sur la situation des formateurs en FLE - Radio Le Mouv'

17 Septembre 2013 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

Un reportage de Delphine Martin sur la situation des formateurs en FLE, dans lequel on entend un membre du collectif s'exprimer.
Diffusé sur la radio Le Mouv' (www.lemouv.fr), dans la matinale, le 13 aout 2013.

 

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Témoignage d'une formatrice

23 Novembre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

En tant que formatrice FLE en région parisienne je peux vous donner mon expérience personnelle...


En île de France, il y a pas mal d'offres d'emplois dans le domaine du FLE mais les conditions sont très souvent mauvaises comme à Marseille et dans le reste de la France ...Surtout depuis que la réforme FLI est apparue, on remarque déjà des exigences de certains centres de formation qui demandent une specialisation " FLI" à notre CV alors que le truc vient de sortir et que personne n'a pu se former nulle part jusqu'à présent...n'importe quoi.


Pour ma part, je bosse depuis deux ans avec différents employeurs comme beaucoup d'entre nous.

 

Je suis formatrice et coordinatrice ASL (ateliers socio-linguistiques) en CDD contrat aidé (CAE) dans une association payée au SMIC donc 3 jours par semaines où les conditions de travail sont bonnes (heures de préparation incluses dans le temps de travail ) et où j'ai une grande liberté pédagogique et quant au choix de mes intervenantes, je ne sais pas si vous êtes familières de l'approche ASL sinon je vous invite à consulter aslweb.fr, personnellement c'est une méthodologie de travail qui m'apporte beaucoup de satisfaction mais ça peut être le fond d'un autre débat..Bien sûr je suis très mal payée mais j'ai l'avantage d'avoir le statut de salariée et il faut dire que dans l'assoc' nous sommes 5 salariées et même la directrice est en contrat aidé, c'est dire le peu de moyen qui est donné aux associations aujourd'hui, surement le même problème sur Marseille !

 

Par ailleurs je donne des cours de FLE (3H par semaine) à objectifs spécifiques, là je suis en contractuelle payée 20H brut de l'heure avec fiche de paie et assurance maladie, ce qui est rare ! heures de préparation et transports non compris cependant, salaire plutôt moyen mais correct...


Le mercredi après-midi je file avec près de 2H de transports donner des cours de FLE/FLM en tant que vacataire (!), cependant  je suis payée avec heures de préparation valorisées dans le salaire, pour un groupe de 4 enfants je suis payée 40H brut de l'heure ce qui est très correct, le mercredi je ne rentre pas avant 20H chez moi !)


Enfin le vendredi je file dans deux écoles primaires (1H de transport en commun...) pour donner des cours en tant que vacataire (!) de FLE/alphabétisation/ASL à des parents d'élèves dans le cadre du dispositif "ouvrir l'école aux parents" où je suis payée 20euros net de l'heure...

 

ce qui fait que je donne 20 heures de cours par semaine, et que mon salaire varie entre 1780 euros net par mois et 1320 euros par mois les mois de vacances scolaires ! (statut de vacataire...), ce qui reste quand même bas vis à vis de mon implication, la diversité des publics et le professionnalisme que l'on attend de moi, les loyers en région parisienne sont dingues ! je paye 780 euros de loyer, et la CAF considère que je touche trop pour percevoir une aide, en attendant les mois de vacances scolaires il me reste 540 euros pour vivre, payer les factures, payer mon pass navigo 4 zones pour aller bosser qui ne m'est remboursé par aucun de mes employeurs, manger etc...et à Paris la vie est extremement chère...


Au bout de 2 ans de boulot je songe déjà à comment garantir mes arrières (opter pour un poste de coordinatrice pédagogique dans le privé à mi-temps + un poste de formatrice FLE en centre social ?) je m'interroge ...

 

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APPEL A QUESTIONS, INTERROGATIONS sur le FLI

4 Octobre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES

 

Nous collectons vos diverses questions au sujet du FLI afin de rédiger une lettre ouverte...

Toutes questions, textes, réflexions à ce sujet seront les bienvenus...

N'hésitez pas !

 

 

Contact : colllectiflfe.marseille@laposte.com ou par message/commentaire laissé sur le blog.

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HétérogénéitéS

22 Septembre 2011 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES

Je souhaiterai évoquer le défi que représente, pour les formateurs/trices, la gestion de l’hétérogénéité au sein d’un même dispositif de formation.

 

En tant que formatrice FLE, ayant exercé dans le cadre du CAI ou dans des dispositifs variés (spécifiques à un territoire) visant l’acquisition de la langue française, j’ai toujours eu au sein d’un même groupe-classe un public étranger et français qui, selon leur degré de scolarité, relevaient de l’alphabétisation, du Français Langue Etrangère ou de l’illettrisme.

 

Si le point commun de ces adultes en formation linguistique est la volonté d’apprendre la langue française, travailler en tant qu’enseignant dans ce type de dispositif met en évidence la gestion d’une hétérogénéité à facettes multiples. En effet, les disparités concernent aussi bien le niveau des apprenants dans une même classe, leurs besoins, leurs profils ainsi que leur maîtrise de l’oral et de l’écrit.

 

Nous savons bien que dans une classe, l’homogénéité parfaite n’existe pas. Néanmoins l’évaluation diagnostique initiale permet de former des groupes de niveaux selon les profils et besoins des publics concernés, encore faut-il que les structures associatives disposent de moyens suffisants pour mettre en place ces différents groupes.

 

Certes, comme on l’entend souvent, le travail en groupe est une solution pour répondre à cette hétérogénéité. C’est une chance de socialisation ; il offre des possibilités d’échanges et de relations très intéressantes. Je confirme, à certains moments, et en des temps définis, il est intéressant de mélanger les types de publics mais quand il s’agit de le vivre quotidiennement, en tant que formateurs, on a l’impression de faire du travail bâclé, ne répondant que partiellement aux besoins et aux objectifs de chacun. Il est frustrant de ne pas être en mesure de proposer des activités en réponse aux besoins des apprenants.

J’invite donc les personnes qui vantent les bienfaits de cette hétérogénéité à venir constater ce qui se passe sur le terrain, à rencontrer des professionnels, et à interroger de manière objective les bénéficiaires des formations sur ce qu’ils pensent de leurs apprentissages et de leur progression.

 

Il me semble que pour répondre à cette hétérogénéité, il existe des marges de manoeuvre pédagogiques très limitées. Ces limites se doublent, pour les organismes de formation, de contraintes financières (taille des groupes, situation administrative des stagiaires, nombre d’heures de formation financées).

 

Ai-je besoin de rappeler que les objectifs de formations et les besoins pédagogiques entre une personne relevant du FLE, une de l’alphabétisation et l’autre de l’illettrisme ne sont pas les mêmes ?

Je souhaite toutefois rappeler ces quelques points…

En ce qui concerne les publics de l’immigration, le rapport au savoir, le projet migratoire sont deux composantes importantes de leur motivation en formation.

Les personnes relevant du FLE longuement scolarisées dans leur pays sont souvent très demandeuses de formation, souhaitant, le plus rapidement possible, retrouver la qualification professionnelle qu’elles avaient dans leur pays, pouvoir entrer en contact avec des français, être à l’aise dans leurs démarches administratives en France. Ayant déjà une culture scolaire, maîtrisant parfaitement l’écrit dans leur langue maternelle, elles sont très demandeuses de savoirs linguistiques en français tant à l’écrit qu’à l’oral.

Les personnes immigrés non scolarisés ne demandent que tardivement une entrée en formation. Elles le font à un moment donné pour diverses raisons : soit parce que leurs enfants qui les accompagnaient dans leurs démarches quotidiennes jusqu’ici ont quitté le foyer ; soit parce qu’elles se mettent à la recherche d’un lieu d’échange, d’apprentissage et d’information pour accéder à l’autonomie, soit pour essayer de suivre au mieux la scolarité de leurs enfants. Pour ces personnes, les objectifs sont en général les suivants : être capable de maîtriser la vie en France ainsi que celle des proches, décider, faire face aux exigences administratives et sociales de la vie en France, apprendre à lire et à écrire.

 

Quant aux personnes françaises en situation d’illettrisme, ce sont soit des personnes d’une certaine génération qui n’ont pas été à l’école, soit des jeunes sans qualification sortis du système scolaire sans avoir acquis les savoirs de base. Ces personnes en situation d’illettrisme peuvent être en défaut de maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe) ou du calcul à des degrés très variables mais ils maîtrisent très bien l’expression et la compréhension orale. On observe alors différents objectifs de formation : sortir de la dépendance (ne plus être obligé de demander l’aide de tiers pour des démarches quotidiennes), dépasser l’échec scolaire en recommençant les apprentissages, remonter le niveau en écrit avant d’envisager une entrée en formation professionnelle, s’adapter à un changement professionnel.

 

Les approches pédagogiques pour répondre à ces différents profils d’apprenants que je viens de lister sont essentiellement différentes. Aux objectifs de maîtrise de la langue répond un cours de français (oral, écrit); à savoir une formation à dominante linguistique. Aux objectifs de gain d’autonomie correspondent des réponses de type alphabétisation et/ou actions sociolinguistiques à dominante sociale dont le but est de sortir de la marginalité ou de l’exclusion. Ils débouchent sur la maîtrise de savoir-faire sociaux.

 

En somme, il existe des hétérogénéités de public, d’objectifs, de besoins pédagogiques.

Par conséquent, mettre en place des formations regroupant des personnes relevant du FLE, de l’illettrisme et de l’alphabétisation au sein d’un même groupe, est-ce offrir une formation d’une qualité satisfaisante et est-ce répondre aux besoins des bénéficiaires?

 

Cette hétérogénéité suscite également des interrogations et réflexions sur les variétés de supports ainsi que sur les formations des enseignants...

 

Jean Seigne

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Les freins à la formation

22 Septembre 2011 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES


J'ai travaillé deux ans et demi dans un centre de formation et j'ai arrêté car mon travail me semblait inutile.

On ne peut pas prétendre aider les gens à progresser et leur enseigner la langue française dans les conditions que l'on trouve actuellement dans les centres de formation.

D'après moi les principaux problèmes sont :

  • Le mélange des niveaux et des profils ( personnes ayant suivi des études à l'université, personnes n'ayant jamais été à l'école,... ), à ne pas confondre avec le mélange des cultures qui est bien entendu très riche et important. Le mélange des niveaux et des profils rend impossible le cours magistral, le formateur doit mettre en place une pédagogie individualisée. Ce qui est compliqué à gérer durant les cours et au moment de la préparation.
  • Les entrées permanentes dans les groupes. Il est compliqué de créer une cohésion de groupe quand celui-ci change sans cesse. Peut-être que s'il n'y avait pas d'entrées permanentes, pourrait-on réussir à gérer le mélange des niveaux et des profils ou vice-versa...mais les deux cumulés, c'est trop.
  • Le manque de considération porté aux formateurs : trop peu de temps de préparation, abondance des tâches administratives, interventions sur des matières pour lesquelles il n'a pas été formé...


Les résultats parlent d'eux-mêmes: on voit des gens se perdre de formation en formation sans jamais savoir lire, écrire ou parler au bout de plusieurs années. Ce n'est pas normal et très frustrant pour les formateurs et formatrices qui ne voient pas leurs stagiaires progresser malgré leurs efforts et l'accomplissement de leur travail.
 

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