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Apprentissage du français et intégration. Des évidences à interroger

12 Mai 2014 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLE ET LITTERATURE

Apprentissage du français et intégration. Des évidences à interroger

 

par Philippe Hambye et Anne-Sophie Romainville, 2014,
cahiers Français & Société, n°26-27, Bruxelles et Fernelmont, EME et InterCommunications

 

 

Quels sont les rapports entre la maitrise du français et les possibilités d’intégration des personnes issues de l’immigration ? Pour les personnes d’origine étrangère, apprendre le français, est-ce avant tout une question de volonté ? Une personne qui ne parle pas français mérite-t-elle qu’on l’aide à s’intégrer ? L’intégration des personnes issues de l’immigration passe-t-elle nécessairement par l’abandon progressif de leur langue et de leur culture d’origine ?

L’analyse menée par les chercheurs permet de mettre en évidence le poids de certaines idées reçues dans les discours politiques et médiatiques et dans les représentations du grand public. Elle contribue également à interroger les fondements de telles idées et à proposer d’autres voies pour penser les enjeux linguistiques de l’intégration et en particulier la nécessité de favoriser le partage de cette ressource qu’est la langue commune.

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Récit d'un clandestin afrincain en route vers l'Europe

17 Avril 2013 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLE ET LITTERATURE

Aux éditions Lignes « DEM AK XABAAR, Partir et raconter ; récit d’un clandestin africain en route vers l’Europe ».

« DEM AK XABAAR » (PARTIR ET RACONTER)

Récit d’un clandestin africain en route vers l’Europe

Ce récit relate le périple de trois années effectué par Mahmoud Traoré entre Dakar (Sénégal) et l’enclave espagnole de Ceuta, où il participa à l’assaut collectif de la « barrière de sécurité », le 29 septembre 2005, et réussit à la franchir après plusieurs tentatives avortées. Loin des poncifs sur les immigrés clandestins, répétés ad nauseam par les responsables politiques européens, on découvre ici la réalité complexe d’une organisation continentale du « passage », où tous les candidats à l’émigration ne sont pas des anges, ni tous les passeurs, des profiteurs dénués de scrupules.
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Lisons FLE

4 Avril 2011 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLE ET LITTERATURE

Le principe est simple : partager nos univers littéraires lorsqu’ils nous ont servi en tant que ressources pédagogiques, ou encore lorsqu’ils nous ont intéressés pour être en lien avec la migration, ou encore la langue et ses usages…

La démarche est encore plus facile : transmettez nous sur la boite mail du collectif les titres, auteurs, avec un petit commentaire de votre choix,  et nous les ajouterons à la liste que voici, en construction.

  • Tahar Ben Jelloun, Au pays : une belle envolée dans les problématiques de l'exil...

 

« A quelques mois de sa retraite, Mohamed, contrairement à ses collègues, n'a aucune envie de partir. L'idée de quitter l'atelier où il a travaillé toute sa vie depuis qu'il a quitté le bled, le contrarie profondément. Aussi commence-t-il à faire le bilan de sa vie afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit. Il pense à son amour profond pour l'Islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si loin de leurs racines marocaines qu'il a échoué à transmettre ; et prend soudain conscience à quel point la retraite, lentraite comme il dit dans son mauvais français, peut ruiner un homme. Mais voilà que le jour fatal arrive enfin. Un matin, plus personne ne l'attend à l'usine. Mohamed ne tergiverse pas, il prend la route de son village natal au pays, pour aller y construire le seul rêve qui lui reste : une maison, une très grande maison, où toute sa famille pourra venir 'vivre heureux'. Quand elle lui semble prête, il décide d'inviter ses enfants pour une grande fête. Il s'installe dans l'entrée et commence à les attendre, un jour, deux jours, puis des semaines... Personne ne vient, seule une ombre menaçante rôde autour de lui. Peu à peu, tel un personnage de Beckett, il s'enfonce dans la terre, et finit englouti dans le trou qui s'est formé autour de lui. Les gens du village en font un saint mystique, le saint 'que la retraite avait tué'. »

  • Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce : de la poésie dans la grammaire! qui dit mieux

 

 «La grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse. Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite sœur d'Alice, l'héroïne de Lewis Caroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés.
      Avec son frère aîné Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, et privés de leurs mots, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.
      C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri. »

 

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