FLM, FLE, FLS, ILLETTRISME, ALPHABETISME

Quelques définitions…

1/ Français langue maternelle : FLM


Désigne, de façon générale, la langue apprise par le sujet dans son milieu familial, dès la petite enfance, de façon non formelle. On parlera de locuteur natif pour celui qui a appris une langue dans un tel environnement.

2/ Français langue étrangère : FLE


Le français langue étrangère, abrégé par le sigle FLE, est la langue française lorsqu'elle est enseignée à des apprenants non francophones en France ou à l’étranger. C’est une discipline pour laquelle il existe des méthodes spécifiques.

3/Français langue seconde et français langue de scolarisation : FLS

  • Français langue seconde :

Se dit d’une langue apprise dans un second temps, après l’apprentissage de la langue maternelle. Elle servira à un degré ou à un autre de langue d’apprentissage ou de scolarisation.
Jean-Pierre Cuq, définit le FLS comme le français parlé à l’étranger avec un statut particulier. Il s’agit principalement de l’usage du français dans les anciennes colonies ou dans les anciens protectorats français. Le français n’y est pas la langue maternelle, ni même une simple langue étrangère comme le français l’est aux États-Unis par exemple. Le français langue seconde est utilisé comme langue d’enseignement à partir d’un certain niveau et permet l’accession à un niveau social plus élevé.
Par exemple, au Mali, le français est langue seconde puisque c'est à la fois la langue officielle du pays, mais également la langue administrative, politique et économique, et il est parlé par une partie de la population.

 

  •  Français langue de scolarisation :

L’Education Nationale définit le français langue seconde comme la langue qui, en France, permet à l’élève d’accéder à une qualification. Le sigle FLS peut dans ce cas se traduire par « français langue de scolarisation ».
Il s’agit d’une langue complexe articulant simultanément l’oral et l’écrit, apprise en milieu scolaire donc toujours dans un second temps. Elle participe au développement cognitif de l’apprenant, s’élabore autour d’un objet de savoir qui se construit progressivement dans la classe. Elle exige la construction d’une compétence méta discursive et méta cognitive mettant en jeu un matériel langagier complexe.
Le français langue de scolarisation doit s'entendre non pas comme une méthode didactique, mais comme une fonction attribuée à la langue. Celle-ci est transversale aux différentes situations.
Le français n'est pas abordé sous l'angle d'un apprentissage purement linguistique, mais comme un socle commun visant à acquérir les savoirs des autres disciplines recouvrant des concepts, des notions et des méthodes.
    Dans les deux définitions, le FLS est pratiqué par des étrangers dont la langue maternelle n’est pas le français mais auxquels le français doit permettre, non seulement de communiquer avec autrui, mais aussi de suivre des cours. La différence entre ces deux pratiques est qu’en France, l’élève nouvellement arrivé reste le plus souvent dans le pays et devient français, ce qui donne une finalité autre au FLS : celle d’être une langue transitoire.

4/ Français sur objectifs spécifiques : FOS


Le français sur objectifs spécifiques est un sous-ensemble du FLE.
Pour l’enseignant de FOS, il ne s’agit donc plus exclusivement d’amener l’apprenant à connaître la langue française (langue de culture), mais de le rendre apte à faire "quelque chose" à l’aide du français: l’apprenant, dans un premier temps, n’apprend donc plus le français, mais du français. L'enseignant doit pour cela apprendre à s’adapter à différents publics et domaines de spécialité.
L'enseignement du FOS permet de répondre à un type de besoins, exprimés par des publics variés : personnels de l’hôtellerie, médecins, diplomates, hommes d’affaires, mais aussi particuliers en déplacement dans un pays francophone, parents scolarisant leurs enfants dans une école française...

    5/ Illettrisme


    Pour les personnes qui ont été scolarisées en France et qui n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul des compétences de base pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante, on parle d’illettrisme. Il s’agit pour elles de réapprendre, de renouer avec la culture de l’écrit, et avec les formations de base.
   
    6/ Analphabétisme


L'analphabétisme est l'incapacité de lire et d'écrire. Mais le contenu de cette notion a évolué. L'omniprésence de l'écrit dans les sociétés contemporaines exige en effet des compétences de plus en plus importantes en matière de lecture et d'écriture. A la fin du XIXe siècle, on n'était pas considéré comme analphabète lorsqu'on était capable de déchiffrer des mots ou d'écrire son nom.
La définition adoptée par l'Unesco en 1958 est beaucoup plus exigeante : elle déclare analphabète «toute personne incapable de lire et d'écrire, en le comprenant, un exposé bref et simple de faits en rapport avec la vie quotidienne».
Vingt ans plus tard apparaît la notion d'analphabétisme fonctionnel : selon l'Unesco, elle désigne tout individu «incapable d'exercer toutes les activités pour lesquelles l'alphabétisation est nécessaire au bon fonctionnement de son groupe et de sa communauté et aussi pour lui permettre de continuer à lire, écrire et calculer, en vue de son propre développement et de celui de sa communauté».
Pour les personnes qui n’ont jamais été scolarisées, on parle donc d’analphabétisme. Il s’agit pour elles d’entrer dans un premier apprentissage de l’écrit.

 

Sources :
• Le Français Langue Seconde Collège repères – CNDP/DESCO/VEI
• Les Cahiers de l’ASDIFLE n°15 – « Français et Insertion » - Actes des 31° et 32° Rencontres – Mars 2003 Paris – Octobre 2003 Montpellier
• Notes d’un cours de formation conçu par Bernard Baquer, Formateur CEFISEM de Bordeaux (1992-2001)
• Site Internet de l’ANLCI : http://www.anlci.gouv.fr/?id=illettrisme
• UNESCO : http://www.memo.fr/article.asp?ID=THE_EDU_004

Partager cette page