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FLI : article (paru dans "Lien Social") en version plus lisible...

5 Décembre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

LIEN SOCIAL n°1082 - 15 novembre 2012

 

Apprentissage du français aux migrants

 

Les associations et l’État ne parlent pas la même langue

 

            Le dispositif « Français langue d’intégration » imposé par le ministère de l’Intérieur a déclenché une levée de boucliers de la fédération des centres sociaux de Paris. En contradiction totale avec leurs principes, leurs valeurs et leurs pratiques d’accompagnement des migrants, ce texte mettrait en péril leur liberté associative.

 

            Ça s’est passé l’année dernière dans un atelier sociolinguistique (ASL) d’un centre social à Paris, dans le XIXe. «Dans ce groupe, les apprenants avaient envie de travailler le français à l’écrit, se souvient Aziza Deghay, coordinatrice ASL à l’Espace Riquet. Beaucoup avaient des enfants en bas âge, dont certains fréquentaient la halte-garderie du centre social. La formatrice bénévole était elle-même jeune maman.» Des attentes et un intérêt commun qui débouchent sur la réalisation d’un projet autour des livres pour enfants. «Ils ont commencé par découvrir la bibliothèque de la crèche, à s’approprier les livres et à aire la lecture aux enfants. De ces séances, ils sont revenus avec l’idée d’écrire eux-mêmes des histoires.» Ces textes, pour partie inventés et pour partie inspirés de leur culture d’origine, ont été mis  en page et illustrés par les enfants du soutien scolaire. Au final, les apprenants sont retournés à la crèche lire des livres dont ils étaient les auteurs. «C’est ça, les ateliers sociolinguistiques: du français en situation, résume Aziza Deghay. C’est de l’apprentissage linguistique, mais pas que cela. On a une approche globale, mêlée à un travail de socialisation. Là, cela a permis en amont de travailler sur les questions de parentalité, d’échanger sur le rapport aux histoires, avec une dimension interculturelle, où chacun a pu raconter un peu de son pays, tout en permettant un acquis de compétences facilement transférables à d’autres styles d’écritures, plus administratifs par exemple.» Typiquement le genre de projet ordinaire en centre social, mais qui ne pourrait se dérouler ailleurs. «On est dans une démarche participative où l’on demande aux gens d’être acteurs de ce qu’ils apprennent. Ici, les contenus se décident en fonction des envies et des besoins.» Une stratégie d’autant plus pertinente que les motivations sont aussi diverses que les profils des participants, certains s’inscrivant aux ASL pour suivre la scolarité des enfants, d’autres pour remplir seuls leurs papiers ou encore être à même d’effectuer des démarches en préfecture.

            Cette approche globale, qui fait la force et la particularité de ces ateliers, est aujourd’hui menacée. Alors que jusqu’à présent les centres sociaux étaient libres de définir les modalités de leur enseignement, en octobre 2011, le ministère de l’Intérieur a publié deux décrets, l’un relatif au niveau de la langue française requis pour les postulants à la nationalité, l’autre créant un label qualité « Français langue d’intégration » (FLI) pour les organismes de formation, s’appuyant sur un référentiel du même nom. Mais le dispositif ne se li-mite pas aux formateurs salariés des structures professionnelles, chargées d’enseigner le français aux migrants dans le cadre d’un contrat avec la  préfecture ou d’une recherche d’emploi. Par l’annonce de la création d’un agrément, il vise aussi les structures associatives et leurs intervenants bénévoles, en leur imposant un cadre de travail contraignant, avec tout un tas d’exigences, de règles et d’objectifs. «L’idée d’avoir un cadrage par le haut, avec des programmes et une grille d’évaluation décidés à l’échelle de l’État, c’est nier la spécificité de notre démarche», déplore Aziza Deghay. Élaborées sans concertation aucune avec les structures concernées, ces nouvelles contraintes de certification s’avèrent totalement incompatibles avec les pratiques des centres sociaux. «Ce n’est pas dans notre habitude de faire de l’agitation sur la voie publique, mais un tel dispositif aurait des conséquences désastreuses», signale Patrick Isabel, délégué général de la fédération des centres sociaux et socioculturels de Paris, dont le réseau de vingt-six établissements a rapidement fait connaître son opposition, par l’envoi de lettres de contestation et la signature d’une pétition.

            «Si le décret sortait en l’état, il mettrait en péril notre liberté associative, son application devenant une condition de financement de nos structures», prévient Marie-France Gueyffier, vice-présidente de la fédération parisienne, qui dénonce une volonté d’ingérence dans le fonctionnement des associations. Dès lors, la tentation de claquer la porte du dispositif serait grande. «On n’irait pas perdre notre âme pour appliquer des directives qui iraient à l’encontre de nos valeurs et dans lesquelles les bénévoles et les apprenants ne se retrouveraient plus», assure Bernard Massera, administrateur du réseau parisien et vice-président du centre social Accueil Goutte d’Or, dans le XVIIIe. Reste que si demain, faute de moyens, les centres sociaux sont contraints d’arrêter les ASL, c’est 2 200 migrants supplémentaires qui resteraient sur le carreau. Dans la capitale, les études estiment entre 50 000 et 60 000 le nombre de migrants souhaitant apprendre le français, pour seulement 25 000 demandes satisfaites. Largement supérieurs à l’offre publique, les besoins en matière d’apprentissage du français ne peuvent être absorbés par les seules associations. «Ce travail qu’on mène avec des bénévoles reste insuffisant. On a des listes d’attente effroyables», reconnaît Karine Péneau, présidente de la Fédération de Paris et directrice du centre Belleville, à Paris XIXe. Chaque année, c’est près de 5 000 migrants qui, faute de places, voient leur demande de formation refusée par les centres sociaux parisiens. C’est dire s’ils n’ont pas besoin que l’État vienne leur mettre des bâtons dans les roues.

            «Normatif», «réducteur», «procédurier», Patrick Isabel n’a pas de mot assez fort pour qualifier le référentiel FLI qui d’un seul point de vue technique n’est pas du tout en phase avec le travail des centres sociaux, réduisant les ateliers sociolinguistiques à de simples cours de langue. Mais si limiter la question de l’intégration des migrants à l’apprentissage du français est choquant, son pilotage par le ministère de l’Intérieur l’est tout autant, allant jusqu’à mêler des visées pédagogiques en matière de formation à des injonctions politiques. «On a tout de suite été heurté par l’avant-propos du référentiel, qui stigmatise les étrangers et leur donne obligation d’adhérer ex abrupto aux valeurs de la République française», indique Marie-France Gueyffier. Un texte qui assortit le droit à l’apprentissage de la langue avec «un devoir de respect des principes fondateurs de la République française, piliers d’un vivre ensemble «à la française», que les Français ont l’ambition de considérer comme universels», et qui n’est pas sans renvoyer à une vision néo-coloniale du monde et des étrangers. «Bien sûr, ce sont des valeurs qui font partie de notre socle commun, mais ce ne sont pas des valeurs qui s’imposent. Elles évoluent, se partagent et s’enrichissent aussi par les apports d’autres cultures», estime Christine Ledésert, directrice d’un centre social dans le XVIIIe. «Il faut qu’elles puissent s’approprier, se discuter, cheminer, renchérit Patrick Isabel. Ce n’est pas en faisant du gavage et en demandant aux gens d’ânonner des valeurs que l’on va construire des éléments de vivre ensemble.» En somme, parler des règles et des usages, d’accord, mais dans un sens de connaissance et non dans celui d’éducation morale suggérée par le référentiel.

            «On n’est pas dans une logique d’instruction civique où on formate les gens. Il y a même un passage où il est question du «devoir des citoyens» et de «l’obligation de payer ses impôts». Expliquer en atelier comment remplir une déclaration, c’est une chose, mais demander aux gens de payer leurs impôts, ça, il n’en est pas question, pro-teste Aziza Deghay. Et puis, c’est faire un procès d’intention aux migrants que de supposer qu’ils ne veulent pas respecter la culture de la France, la laïcité… Ce n’est pas la réalité du terrain ! Les personnes qu’on accompagne ont vraiment envie d’apprendre et de s’intégrer.»

            Parce qu’il préjuge d’une certaine vision des migrants contraire à celle des centres sociaux, ce texte pourrait également signifier la fin d’un engagement de longue date porté par des centaines de volontaires attachés aux valeurs de solidarité et d’éducation populaire. «Beaucoup de nos bénévoles ont réagi avec virulence, en nous disant très clairement que si on entrait dans le dispositif, ils arrêteraient leurs activités, qu’ils ne seraient pas le bras armé de l’État», rapporte Karine Péneau. «Les bénévoles, sont là parce qu’ils ont envie de participer à un projet associatif qui leur plaît et qui va dans le sens de leurs valeurs, insiste Aziza Deghay, qui accompagne une vingtaine de formateurs volontaires à l’Espace Riquet. Déjà qu’ils sont bien gentils de filer un coup de main en compensant le retrait de l’État sur ses missions sociales, on ne va pas leur demander en plus d’exécuter les lois qui régissent la politique d’immigration, parce que l’État attend d’eux qu’ils éduquent les migrants. Les gens qui pensent comme ça, ils ne sont pas bénévoles en centre social

            La grogne de la Fédération parisienne y est sans doute pour beaucoup, mais pour l’heure, la perspective d’une application du dispositif est au point mort. «On a un petit espoir. Les textes qui devaient préciser les conditions d’agrément ne sont pas sortis», savoure Marie-France Gueyffier. Mais pas question pour les opposants de s’endormir sur leurs lauriers ni de relâcher la pression. «On reste prudent. Rien n’est encore gagné», précise la vice-présidente de la fédération parisienne. Bon pour le moral des troupes, une rencontre obtenue en septembre avec une conseillère du ministre de l’Intérieur a ouvert la voie des négociations. «À la différence du précédent gouvernement, on a aujourd’hui des pouvoirs publics qui prêtent une oreille à nos inquiétudes, informe Karine Péneau. C’est le moment de passer à l’étape supérieure et d’élargir la mobilisation

            Car si chez eux, ça bouillonne, le mécontentement ne s’arrête pas à la porte des centres sociaux de Paris. C’est pourquoi il a été décidé en assemblée générale que la fédération nationale s’empare de cette question, désormais inscrite à l’ordre du jour du conseil d’administration du 8 décembre. En marge d’une implication de l’ensemble des centres sociaux de France, des associations extérieures au réseau ont également été invitées à rejoindre la contestation.

            «On se doutait qu’ils partageaient les mêmes craintes que nous, d’où l’intérêt d’avoir une expression collective», indique Patrick Isabel. À l’appel de la fédération parisienne, différentes associations ont accepté de s’associer à la rédaction d’une lettre commune. «L’idée, ce n’est pas seulement de dire qu’on n’est pas d’accord. On n’a pas de problème avec un contrôle de l’utilisation de l’argent public et on sait bien que l’encadrement des pratiques comme l'évaluation des actions, c’est aussi ce qui permet d’être productif et d’avancer. D’ailleurs, on n’a pas attendu le dispositif FLI pour avoir des exigences de qualité et le souci de mieux qualifier nos acteurs», précise Christine Ledésert, en évoquant tout le travail effectué autour des questions de méthodologies, de formations internes, d’outils pédagogiques et d’évaluation. Mais parce qu’elles estiment que ce n’est pas au ministère de l’Intérieur de prendre en charge cette question, les associations demandent dans leur lettre la tenue d’une concertation interministérielle, en suggérant de travailler sur une charte plutôt qu’un agrément, en prenant comme référence la Charte de l’accompagnement à la scolarité signée en 2001 par plusieurs ministres. Sans avoir les inconvénients intrusifs et réducteurs de l’agrément, une charte permettrait d’instaurer des principes, un cadre et des objectifs, tout en étant respectueuse des projets associatifs, de la réalité des territoires et des acteurs qui les portent. Une proposition qui montre bien, comme le résume Aziza Deghay, «que notre opposition, ce n’est pas juste une réaction au changement».

 

Linda Maziz

http://paris.centres-sociaux.fr/

 

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Article paru dans la revue "Lien Social" le 15 novembre 2012

5 Décembre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Article FLI revue Lien social 15 nov 2012 01

Article FLI revue Lien social 15 nov 2012 02

Article FLI revue Lien social 15 nov 2012 03

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Les universitaires aux côtés des associations contre « la réforme » FLI

21 Novembre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Nous publions ici un texte à l'initiative d'universitaires questionnant le label et les orientations du FLI, diffusé originalement le 9 novembre 2012:

 

 

Les universitaires aux côtés des associations contre « la réforme » FLI

 

 

Le 11 octobre dernier est paru le décret 2011-1266 relatif à la création d'un label qualité intitulé «Français langue d'intégration» (JORF n°0237 du 12 octobre 2011). Ce décret a pour fonction principale de créer ce label et de préciser les modalités de sa délivrance aux organismes de formation linguistique des adultes migrants.

Depuis octobre 2011, un grand nombre d’universitaires, responsables de masters FLE/FLS et enseignants / chercheurs travaillant sur les liens entre langue et intégration, a fait état de lourdes critiques à l’encontre de ce « dispositif FLI » et souligné les retombées négatives qui risquent d’en découler non seulement pour les organismes de formation linguistique et les structures associatives chargées de la formation linguistique et culturelle des migrants, mais aussi pour les migrants concernés et la formation des formateurs intervenant dans ces structures.

 

Ces critiques ont notamment été développées dans les documents suivants :

 

- une tribune signée par plus de 85 universitaires et publiée par Médiapart le 9 novembre 2011 ;

- une lettre adressée aux Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche du précédent (M. Wauquier, en novembre 2011), puis de l’actuel gouvernement (Mme Fioraso, en juin 2012 , restée pour l’instant sans réponse ;

- un article paru dans la revue VEI Diversité en octobre 2012

 

Rappelons, sans reprendre dans le détail, les principaux motifs d’inquiétude et d’opposition que nous y avons développés.

Dans ces textes, il a été rappelé qu’au-delà des valeurs qui sont véhiculées dans les décrets et le dispositif FLI (qui sont elles-mêmes contestables), le dispositif proposé reposait sur des pré-supposés scientifiques sujets à caution dans l’articulation faite entre langues/insertion, langue/culture et également, dans les spécifications didactiques introduites selon les publics. Ces problématiques ont pourtant fait l’objet nombreux travaux scientifiques qui n’ont étonnamment pas été pris en compte lors de l’élaboration du dispositif, alors qu’ils auraient pu contribuer utilement à la réflexion générale.

Par ailleurs, le dispositif pose la question de la formation des acteurs de la formation linguistique des adultes migrants. Les décrets prévoient en effet de conditionner la labellisation des structures à la qualification « FLI » des formateurs (Master FLI). Ils prévoient également que seules quelques universités proposeront cette spécialisation. Ils indiquent enfin que la labellisation des structures de formation linguistique suppose une « adhésion aux principes que sous-tend le FLI ». Cet ensemble de mesures impose donc des orientations formatives sans prendre en considération l’existant en termes de formation et de recherche. Or, de nombreuses universités ont, depuis des années, intégré dans leurs parcours de Master FLE/FLS ou Master plurilinguisme des enseignements, des recherches et des stages relatifs à la formation linguistique et culturelle des migrants, et préparent ainsi les étudiants à intervenir auprès de ces publics. Ces mêmes Masters proposent également et conjointement des enseignements qui permettent aux futurs formateurs de s’adapter à d’autres publics, d’autres contextes, d’autres espaces sociaux et géographiques, afin de ne pas générer d’« hyper-spécialisation » dommageable tant à l’insertion professionnelle des étudiants qu’à la construction d’une vue d’ensemble, nécessaire à une professionnalité de qualité. La création de Masters « FLI » nie ainsi le professionnalisme des Masters impliqués de longue date dans ce type de formation, discrédite des diplômes de master FLE/FLS ou master plurilinguisme qui ont le mérite de prémunir les étudiants d’une spécialisation trop étroite et ferme la porte à l’emploi aux formateurs pourvus d’un master FLE/FLS décrété insuffisant pour enseigner dans des organismes ou associations labellisées “FLI”. Enfin, ces directives émanent d'un service de l’État qui ne relève pas du ministère de tutelle des formations universitaires, tout en imposant des orientations formatives et politiques précises, ce qui va à l’encontre de notre position et de nos missions d’enseignants-chercheurs, qui impliquent en effet de former des étudiants dans une perspective et avec une démarche fondamentalement réflexive et critique. Aujourd’hui, la Fédération des centres sociaux et socioculturels de Paris lance un appel à la concertation avec les pouvoirs publics. Nous souhaitons nous associer à cette demande : il apparaît en effet indispensable que soient associés à la concertation des représentants de la communauté universitaire, à la fois en tant que formateurs de formateurs intervenant dans ces structures et en tant que chercheurs.

 

Les premiers signataires:

 

Laura Abou Haidar (Université Stendhal-Grenoble 3)

Jean-Claude Beacco (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3)

Margaret Bento (Université Paris Descartes)

Philippe Blanchet (Université Rennes 2)

Luc Biichlé (Université d'Avignon)

Mireille Bilger (Université de Perpignan)

Aude Bretegnier (Université François Rabelais, Tours)

Cécile Bruley (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3)

Catherine Carlo (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis)

Véronique Castellotti (Université François Rabelais, Tours)

Chantal Claudel (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis)

Didier de Robillard (Université François Rabelais, Tours)

Emmanuelle Huver (Université François Rabelais, Tours)

Cécile Goi (Université François Rabelais, Tours)

Fabienne Leconte (Université de Rouen)

Véronique Laurens (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 )

Nadja Maillard (Université d'Angers)

Jean-Marc Mangiante (Université d'Artois)

Bruno Maurer (Université Montpellier III)

Muriel Molinié (Université de Cergy-Pontoise)

Jean-Charles Pochard (Université Lumière, Lyon 2)

Christian Ollivier (Université de la Réunion)

Elatiana Razafi (Université François Rabelais, Tours)

Jean-Jacques Richer (Université de Bourgogne)

Jean-Louis Rougé (Université d'Orléans)

Claude Springer ( Université Aix-Marseille)

Henriette Stoffel (Université Aix-Marseille)

Marion Tellier (Université Aix-Marseille)

Patricia Von Münchow (Université Paris Descartes)

Corinne Weber (Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3)

Sylvie Wharton (Université Aix Marseille)

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Remises des premiers labels FLI...

6 Avril 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

A regarder et à lire...

 

 

http://touch.dailymotion.com/#/video/xppwvd_label-qualite-fli-francais-langue-d-integration_news

 

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Espace-Presse/Discours/Remise-des-premiers-labels-qualite-francais-langue-d-integration

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Parcours FLI & Universités...

30 Mars 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Suite à l'apparition du FLI, nous avons découvert la mise en place des premiers masters FLI.

Vous pouvez trouver le lien des universités concernées ici :

 

Cette liste présente les parcours des masters professionnels en français langue étrangère.

 

Nous avons identifié 2 masters FLI à l'heure qu'il est : Paris ouest Nanterre et Nancy.

 

Nous poursuivons nos recherches afin d'en savoir davantage sur leurs contenus.

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Courriel n°2

30 Mars 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Nous avons envoyé ce même courriel à un membre de la DAIC (direction de l'accueil, de l'intégration et de la citoyenneté).

A ce jour (mars 2011), nous demeurons toujours sans réponse.

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Courrier N°1

30 Mars 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Nous publions ici un courriel  envoyé à Sophie Etienne, qui a participé à l'élaboration du référentiel FLI.

Vous pouvez y lire ses réponses au sujet de certaines de nos interrogations.

 

Bonjour,

 

Suite à la réunion du 13 décembre consacrée à des lectures collectives de documents sur le FLI (articles, pétitions, référentiels, documents du ministère, décret...), des questions relatives à ce sujet ont été rédigées par des membres du collectif.

Nous souhaitions les adresser aux personnes ayant participé à la rédaction du référentiel, c'est pourquoi nous vous les transmettons; l'idée étant pour le collectif de s'informer davantage à ce sujet et de prolonger les discussions sur ce point à la rentrée.

 

Voici nos premières interrogations:

 

1- Est-ce que seuls les OF avec le label pourront faire des actions linguistiques ? Non, il existe d'autres dispositifs

Peut-on être OF et demander l'agrément et non le label? Demander à la DAIC directement.

 

2- Est-ce que le FLI cohabitera avec d'autres actions et financements (FLE, Alpha, Illettrisme, Remise à niveau ...)?À priori oui, demander à la DAIC

 

3- Est-ce que les actions FLI vont se rajouter ou se substituer à l'existant ?

se rajouter dans la mesure où elles intègrent la notion de parcours pour les apprenants et vont jusqu'au niveau B1 du moins à l'oral

 

4- Qui financera les actions FLI ?

DAIC  (voir précisions auprès d'eux, sans doute lié au marché OFII)

Quels seront les objectifs à atteindre ?Former les personnes pour un niveau B1 oral, A écrit

 

5- Etant donné que les organismes de formation devront justifier l'embauche de formateurs FLI pour obtenir des subventions/le marché, faudra t-il dorénavant avoir un master FLI pour enseigner dans un organisme de formation labellisé FLI ?

(cf.document réalisée par la Mission communication Secrétariat général à l'immigration et à l'intégration).

Qu'est-il prévu pour les diplômés FLE qui sont sur le terrain depuis un certain nombre d'années?

En ce moment même, mise en place d'une formation de formateurs allégée pour compléter la formation des formateurs FLE  qualifiés qui sont déjà en exercice sur le terrain (formation continue). Il y aura sans doute un relais dans les CRI. Tous les formateurs d'une même structure ne seront pas obligés d'être FLI, il faudra sans doute une proportion,  ce n'est pas encore au point  à voir avec DAIC sur les labellisation. Voir aussi site spécifique sur les labels FLI 

 

6- Dans le référentiel FLI, l'hétérogénéité des publics est vue comme un fait/un principe à l'heure où les formateurs de terrain la subissent comme un signe d'un manque de moyens très pénalisant pour la qualité de la formation. Qu'en dites-vous?

Important travail du coordinateur à réaliser, envisagé dans le référentiel, travail en équipe selon les niveaux et les contenus visés. Sur l'hétérogénéité, j'ai eu l'occasion déjà de m'exprimer en disant que tout ne pouvait pas relever du seul fait pédago qu'il fallait une organisation structurelle mais aussi des choix politiques, je pense qu'il y aura à avoir une attention particulière sur l'organisation effective de la formation, de même que sur le financement de ces formations.

 

7- En quoi le label va dans le sens de la professionnalisation, de la reconnaissance et de la stabilisation des emplois alors qu'il reconnaît en même temps officiellement le recours au bénévolat pour répondre aux besoins d'apprentissage du français par les migrants?

La construction de ce label et du référentiel FLi, est pour les auteurs, un point fondamental dans la reconnaissance des formateurs de terrain et de ce qu'ils font réellement (la description des fonctions du formateur n'est rien d'autre que ce qu'un bon formateur est censé faire sur le terrain), très malheureusement, les universités ont tardé à s'intéresser à ces questions (cf. ma thèse sur le sujet), encore aujourd'hui, de nombreux formateurs qui sortent de l'université sont démunis face à l'hétérogénéité des publics, et doivent trouver des solutions ad hoc. Il s'agit, avec ce référentiel, d'une part de reconnaître les qualités des formateurs de terrain, et avec eux, de tout un champ de la formation, d'autre part, d'inciter les universités à se pencher concrètement sur les réels besoins du terrain.

Sur le bénévolat : lors des réunions à la DAIC, j'ai défendu le fait qu'il ne fallait pas mélanger le travail des bénévoles et celui des formateurs, qu'il n'était pas possible de les considérer au même niveau, qu'ils ne pouvaient être envisagés que comme compléments ou comme accompagnateurs des publics vers les structures labellisées. Il y a une séparation entre les structures bénévoles qui peuvent avoir  l'agrément mais pas le label FLI, ni la possibilité pour les bénévoles de délivrer les attestations B1 comme ce devrait être le cas pour les formateurs habilités fli.

 

8- Pourquoi le référentiel n'est-il pas plus explicite sur la définition du "vivre ensemble"? 

Il pourrait être aussi plus explicite sur la co-construction des compétences comme l'a souligné Christian Puren, dans la partie formation de formateurs, j'ai développé qqs idées, il me semble. Il y a beaucoup de notions à aborder, la question de la citoyenneté est développée, elle implique, me semble-t-il celle du vivre ensemble. Il s'agit bien d'un référentiel et pas d'un guide pédagogique.

 

9- Dans le référentiel (p.5 Lettre de Michel Aubouin), il apparaît que le niveau A2 serait nécessaire pour obtenir le statut de résident.

Cela signifie t-il qu'il faut valider un niveau A2 pour obtenir un titre de séjour en Préfecture?

Que pensez-vous alors du lien évident posé ici entre apprentissage de la langue et droit au séjour?

Les propos de Monsieur Auboin lui appartiennent, ceci ne fait pas partie du label, il faut demander à la DAIC, pour ma part, ce que j'ai pu retenir/naturalisation uniquement.

 

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Articles et réactions autour du FLI...

27 Février 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Voici des liens qui vous amèneront à diverses informations et articles à ce sujet...

Ce nouveau label suscite bon nombre d'interrogations au sein de notre collectif fle...

 

Vous pouvez donc nous envoyer vos commentaires, réactions, impressions... que nous pourrons publier sur le blog après votre accord...

 

 

Présentation officielle du label et de l’agrément

http://www.immigration.gouv.fr/spip.php?page=dossiers_them_int&numrubrique=469

 

Référentiel

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/immigration/deplacement-cci-paris-prefecture-police-paris/downloadFile/attachedFile_1/FLI_LABEL_V20-1-1.pdf?nocache=1318516343.73

 

Christian Puren

http://www.christianpuren.com/fli/

 

France 3

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1529

 

Arte

http://www.arte.tv/fr/Faut-il-parler-francais-pour-etre-francais--/6342910.html

 

RFI

http://www.rfi.fr/emission/20120111-parler-francais-devenir-francais

 

 

Médiapart

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/161111/franc-ais-langue-dinte-gration-fli-re-ponse-des

 

Eduveille

http://eduveille.hypotheses.org/4276

 

Acedle

http://acedle.org/spip.php?article3266

 

FDLM

http://nathan-cms.customers.artful.net/fdlm-v2/blog/actualites/2011/11/le-francais-langue-d%E2%80%99integration-fli-en-debat/

 

AEFTI

http://www.aefti.fr/2011/11/24/referentiel-francais-langue-dintegration/

 

Sauvons l’université

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5120

 

France Info

http://www.franceculture.fr/2012-02-20-la-langue-francaise-facteur-d-integration-a-quel-point

 

Fabula

http://www.fabula.org/actualites/flic-le-francais-langue-d-une-integration-controlee-les-invites-de-mediapart-09-11-11_47745.php

 

Le café du FLE

http://www.lecafedufle.fr/2011/06/integration-formation-linguistique/

 

Rue89

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2011/11/fli_versionpresse1-1_1.pdf

http://www.rue89.com/2011/11/15/immigration-linterieur-cree-un-label-du-bon-apprentissage-du-francais-226541?sort_by=thread&sort_order=ASC&items_per_page=50&page=1

 

 

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FLI = français langue d'intégration

9 Novembre 2011 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLI

Le label FLI a été crée à l’initiative de la DAIC (Direction de l’Accueil, de l’intégration et de la Citoyenneté – ministère de l’Intérieur) et permet de qualifier les organismes de formation qui enseignent le français aux migrants. Ce label sera un élément  essentiel pour les organisations qui sont candidates à des marchés de formation des migrants. 

 

Un agrément FLI est mis en place pour les associations de bénévoles qui dispensent des cours de français aux migrants.

 

Pour télécharger le référentiel, lire le communiqué de presse et/ou le décret, rendez-vous sur le site du CRI PACA :

http://www.illettrisme.org/actualites/83-communique/498-creation-dun-label-qualite-francais-langue-dintegration

link

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