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La rentrée des migrant(e)s - Retour sur la mobilisation du 20 septembre.

25 Septembre 2017 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #ACTUALITES, #DROIT DES ETRANGERS, #DROIT DES FORMATEURS, #TEMOIGNAGES

La rentrée a bien eu lieu!

La mobilisation du 20 septembre, qui a rassemblé au delà de nos espérances, aura donc été l'occasion pour de nombreux migrants de faire entendre leur voix et leur difficulté aujourd'hui à trouver des espaces où apprendre le français gratuitement.

L'initiative a rencontré un vif intérêt de la part des passants et de beaux échanges ont eu lieu. L'idée d'une pétition a été proposée de nombreuses fois ce qui nous amènera sans doute à discuter de la suite à donner à cette mobilisation avec les différents collectifs présents lors de notre prochaine réunion.

MARSACTU parle de nous ICI ! 

 

( Photos via @mission2013paca on tweeter )

 

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Une rentrée pour tous? Appel à mobilisation le 20 septembre 2017.

9 Septembre 2017 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #ACTUALITES, #DROIT DES ETRANGERS, #DROIT DES FORMATEURS

C'était la rentrée du collectif et il ne fallait surtout pas la manquer!

A l'ordre du jour

- Le traitement des nombreux mails reçus pendant l'été !

- Les nouvelles des uns et des autres, et avec elles, malheureusement, les annonces de licenciements et/ou des non renouvellement de contrat, dont ont souffert de nombreux formateurs avec notamment la récente suppression des formations ETAPS en août 2017.

- Le constat d'une inquiétante diminution de l'offre de cours de français, et des critères d'accès toujours plus restrictifs pour accéder aux dispositifs linguistiques des structures existantes.

- Si septembre est synonyme de rentrée pour beaucoup d'entre nous, cela l'est aussi pour les migrants. Pourtant, il nous est aujourd'hui de plus en plus difficile de savoir où orienter les personnes qui souhaitent apprendre le français aujourd'hui et que répondre aux demandes qui nous sont adressées.

Aussi, face à cet état des lieux alarmant, le collectif FLE rejoint la mobilisation du Collectif du français pour toutes et tous et participera à la "Rentrée des migrants" le mercredi 20 septembre, à 17h, autour d'un cours GEANT de Français Langue Etrangère au Square Léon Blum, (haut de Canebière), 13001 Marseille.

Venez nombreux!

Communiqué accessible ici=> UNE RENTREE POUR LES MIGRANT.E.S ....

 

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URGENT - Appel à témoignages. Salaires et Conditions de travail des formateurs.

26 Mars 2017 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS, #ACTUALITES

Bonjour à toutes et à tous,

Le collectif a récemment été informé que de nombreux formateurs
intervenants dans les diverses structures et organismes de formations
de la région PACA  faisaient face à de récurrents retards dans le
paiement de leur salaire.
 
Il semblerait que les retards accumulés des différents financeurs
publics, n'honorant pas toujours en temps et en heure leurs
engagements de paiement en soient la principale cause. Se faisant, la
trésorerie interne de nombreuses structures ainsi mise à mal, ne
permettrait pas toujours la rémunération des salariés aux échéances
légales.
 
Cette situation intolérable pour quiconque ne saurait être banalisée!
Aujourd'hui ce sont des femmes, des hommes, des parents qui n'arrivent
plus à faire face aux frais de leur foyer, ou qui n'arrivent tout
simplement pas à se projeter sans craindre qu'un prélèvement bancaire
ne leur soit refusé faute de provision sur leur compte.
 
Nous souhaiterions avoir davantage de retours afin de pouvoir être en
mesure de pousser plus loin l'investigation et peut-être alerter les
autorités concernées sur la situation actuellement vécue par de trop
nombreux formateurs de la région.
 
Faites nous part de votre situation, car c'est ensemble que nous
aurons plus de force pour défendre nos droits.
 
Le collectif FLE.
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À vos fiches de paye !!!

30 Septembre 2016 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #ACTUALITES, #DROIT DES FORMATEURS

Formateurs, vos papiers !!!

(Et un peu de concentration, s'il vous plaît)

 

La valeur du point permettant de calculer les salaires minima conventionnels a été majorée de 1% au 1er mars 2016, et le point est donc passé à 104,147 €...

OK, mais ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire que vous avez été augmenté sans le savoir ! Et peut-être que votre employeur ne le sait pas non plus (ou fait semblant de ne pas le savoir)...

 - Sortez votre dernière fiche de paye, et cherchez la mention CLASSIFICATION ou NIVEAU HIÉRARCHIQUE ou CATÉGORIE... En tant que formateur, c'est normalement D1, ou D2 si vous avez un peu plus de chance, d'ancienneté ou de luttes syndicales passées dans votre organisme, E1 ou E2 (là c'est rare...). Un emploi de formateur ne peut pas être légalement en-dessous de D1 (c'est-à-dire A, B ou C), mais si vous êtes tout de même dans ces catégories, l'augmentation n'est pas de 1% mais de 3%.

Associé à cette classification, il y a un coefficient (D1=200, D2=220) qui, multiplié par le point d'indice, donne le salaire minima annuel brut... On divise ça par 12 mois pour avoir le salaire minima mensuel brut, puis par 151,67 pour avoir le salaire minima horaire brut...

Donc, pour le niveau D1:

Point d'indice 104,147 x coeff 200 = 20 829,43 euros brut annuel

20 829,43 / 12 mois = 1 735,78 euros brut mensuel

1 735,78 / 151,67 = 11,44 euros brut horaire

 

À savoir que c'est rétroactif....Si votre employeur a "oublié" d'intégrer cette augmentation au 1er avril 2016, il doit vous verser ce qu'il a oublié depuis cette date...

Pour aller plus loin : l'avenant du 10 Mars 2016, et la grille de salaires correspondante.

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Lettre ouverte à la Ministre de l'Education Nationale

8 Juin 2015 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #ACTUALITES, #DROIT DES ETRANGERS, #DROIT DES FORMATEURS

Le Collectif FLE Sud-Est

collectifflesudest.marseille@gmail.com

Marseille, le 8 juin 2015,

À Mme Najat VALLAUD -BELKACEM

Ministre de l’Éducation Nationale,

de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche,

Madame,

Le jeudi 22 janvier 2015, vous avez annoncé « onze mesures pour une grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République ». Parmi elles, la sixième mesure avait pour but d'« engager un chantier prioritaire pour la maîtrise du français » dans le but de « combattre les inégalités et favoriser la mixité sociale pour renforcer le sentiment d'appartenance dans la République ». À ce titre, vous vous êtes engagée à ce que « les apprentissages des élèves allophones nouvellement arrivés en France soient facilités par l’enseignement spécifique du français langue seconde et la mise en place de dispositifs d’inclusion scolaire ». Par ailleurs, vous avez stipulé que « les moyens du dispositif "Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants" seraient renforcés ».

Nous avons pris connaissance de votre projet de réforme du collège pour la rentrée 2016, mais nous n'avons vu apparaître aucune clause significative sur ces deux points. C'est à ce titre que nous, membres du collectif FLE Sud-Est, vous interpellons, par la présente.

Le collectif FLE Sud-Est est un groupement de personnes qui souhaitent questionner les pratiques inhérentes à la formation Français Langue Étrangère au sens large (personnes relevant de besoins en FLE, alphabétisation, ou en situations d'illettrisme). Il s'intéresse à la transmission de la langue française en tant qu'outil de communication au quotidien, outil de construction de la pensée, outil de développement de l’imaginaire, de l’esprit critique, parce que la langue façonne nos regards sur le monde et notre construction personnelle, parce qu'elle nous permet de nous émanciper et de faire valoir nos droits, parce qu'elle est source d’échanges, de rencontres, de questionnements, de partages. À ce titre, les membres du collectif se reconnaissent comme passeurs de langues.

C'est donc en tant que passionnés des langues comme outil d'émancipation collective, mais aussi en tant que spécialistes de didactique et pédagogie du Français en tant que Langue Étrangère, en tant que professionnels engagés au quotidien sur le terrain auprès des personnes rencontrant des difficultés avec la langue française, c'est à travers tous ces visages que nous venons à vous aujourd'hui, espérant retenir votre attention, votre curiosité, et en espérant générer un échange constructif, entre acteurs de terrains et législateurs.

La spécificité du Français Langue Étrangère est reconnue institutionnellement depuis 1983, quand les premières filières universitaires ont été créées. Réservés principalement à l'origine à l'enseignement de la langue et de la culture françaises à l’étranger, pour le rayonnement de la France, les cursus proposés se sont au cours du temps ouverts à l'enseignement aux allophones sur le territoire national, par l’émergence de concepts comme le Français Langue Seconde ou le Français Langue de Scolarisation, jusqu'à inclure des modules sur l’alphabétisation ou la lutte contre l’illettrisme.

Le FLE est une discipline à part entière dont l'approche diffère du Français Langue Maternelle. L'objet que nous avons à transmettre est une langue de communication écrite et orale. Ces différences nécessitent une pédagogie et des méthodes spécifiques aux langues vivantes, qui justifient des techniques, un savoir-faire, une connaissance de la matière à enseigner que nous, formateurs en FLE, avons acquis dans nos différents cursus (avec les sacrifices que cinq années d'études peuvent demander) et que nous avons affinés au gré de nos expériences professionnelles.

Au sein de l’Éducation Nationale, les apprenants concernés par ces approches spécifiques sont nombreux. Les professionnels du FLE, que nous représentons aujourd'hui en partie, aimeraient pouvoir prendre part plus activement à l’élaboration des réponses pédagogiques apportées à ces élèves dans l’Éducation Nationale. À ce jour, les seules possibilités d'intervention que nous avons sont des vacations, avec un nombre d'heures maximum autorisé par an. Ces conditions nous permettent difficilement de mener à bien notre travail. Nous aimerions pouvoir pleinement participer à l’accueil des élèves, au repérage de leurs besoins, à leur formation et à l’ingénierie de cette formation. Nous aimerions également pouvoir assurer un réel suivi des élèves, tisser des liens plus forts et pouvoir organiser une vraie coordination avec le reste de l’équipe éducative dans les établissements, missions qui nous sont impossibles dans les conditions présentes.

La réponse pédagogique actuelle nous semble incomplète, et entraîne de fait pour les élèves une exclusion, des classes ordinaires dans un premier temps, puis du système scolaire, et pourquoi pas du système social actuel. Si l’État s'engage à favoriser la transmission du Français Langue Seconde au sein de l’Éducation Nationale, ne doit-il pas permettre l'accès des professionnels diplômés au sein de son cursus pour construire ensemble une réponse pédagogique adaptée ?

Actuellement, des assises sur les valeurs de la République ont lieu dans divers établissements marseillais. Les deux questions qui y sont travaillées sont les suivantes :

- Comment associer pleinement les parents d’élèves à la mission éducative de l’école ?

- Comment mobiliser les acteurs associatifs, le monde économique et la société civile pour soutenir l’École dans son action de lutte contre les déterminismes sociaux ?

Les dispositifs de FLE du type « Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants » (OEPRE) nous semblent répondre parfaitement à cette demande de mobilisation des parents et des acteurs sociaux. En effet, notre action nous semble très importante et à mettre en lien avec l'action de nombreux partenaires associatifs qui cherchent à mobiliser des parents (par exemple, les « Cafés des parents »). Nous observons la difficulté de ces acteurs à rassembler les parents autour des missions éducatives et ne pouvons que la comparer avec la forte mobilisation que nous constatons dans nos cours - souvent la liste d'attente est longue!

Une question nous vient alors : pourquoi ne pas associer nos actions? Nous soutenons fortement votre volonté de renforcer le dispositif « Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants » qui nous semble être un outil efficace en termes d'intégration et de lutte contre les déterminismes sociaux. Par ailleurs, notre travail de terrain nous montre aussi la réalité des situations économiques et sociales des familles que nous accompagnons. En effet, nos partenaires nous signalent souvent le besoin important de formation de base des parents pour pouvoir se mobiliser dans la scolarité de leurs enfants ; bien souvent, les parents ne se sentent pas légitimes face à l'école, tout un travail de confiance en soi par le biais de l'acquisition des savoirs de base doit alors être mis en place.

Ce travail nous semble difficile à réaliser dans les conditions actuelles. Les formateurs engagés pour ces missions le sont en tant que vacataires, avec un maximum de 120 heures par an, sans assurance de suivi d'une année sur l'autre, et sans aucune intégration à l'équipe pédagogique de l'établissement. Nous pensons qu'une forme de pérennisation de ces postes serait profitable à tous.

Il nous semble également difficile de mener à bien notre tâche si nous devons réserver ces dispositifs à une catégorie bien précise de parents (depuis la circulaire du 14 novembre 2014, le dispositif OEPRE est réservé aux signataires du CAI qui résident depuis moins de 5 ans sur le territoire). À partir du moment où l'école accueille tous les enfants sans aucune restriction administrative, et c'est en partie ce qui fait la grandeur du système éducatif français (l'école publique pour tous), il nous semble essentiel si l'on souhaite « mobiliser les parents à la mission éducative de l'école » de les accueillir de la même manière sans restriction administrative, et ce, au profit des enfants et de la mission inclusive de l'école de la République.

L'ensemble de ces réflexions a motivé notre volonté d'interagir avec vous. Face à ces constats, quelles propositions auriez-vous ? Nous avons l’espoir que ces questions donneront suite à des échanges constructifs, pour lesquels nous restons disponibles.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de nos salutations,

Cordialement,

Le Collectif FLE Sud-Est

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Augmentation des salaires minimas au 1er janvier 2014

8 Décembre 2014 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #DROIT DES FORMATEURS, #ACTUALITES

Nous vous communiquons l'avenant à la convention collective des organismes de formation mise à jour suite à l'accord du 18 décembre 2013 relatif aux salaires minimas.

Comme vous pouvez le lire dans les articles 1 et 2, cette augmentation de la rémunération conventionnelle prend effet le 1er janvier 2014. Si votre salaire ne correspond pas au minima légal, vous devez recevoir une prime de rattrapage couvrant toute l’année 2014.

C'est .

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L'enseignement du FLE: des emplois au rabais

25 Novembre 2014 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

Voici un article que nous avons recu il y a quelques temps. Bien que datant de décembre 2013, il reste malheureusement d'actualité, et sera d'ailleurs un des objets de notre prochaine réunion... Tous vos commentaires sont bienvenus...

 

articleAVFabre de SNESUP 620 PDF BD

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Ras le bol du mépris et de l'indifférence en FLE !

2 Octobre 2013 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

 

La situation des enseignants de FLE est une thématique qui n'intéresse personne en France, ils sont ce que j’appelle, "les méprisés de la francophonie".

Il n'y a que peu d'endroits oùils peuvent s'exprimer, compte tenu de la petitesse de ce monde FLE, le côté procédurier de certains dirigeants et surtout la grande omerta que doivent respecter ces petits soldats du FLE sous peine de voir non pas leur contrat, qui n'existe pas, mais leur volume d'heures de cours réduites.

Je vous propose donc un petit éclairage sur le FLE à l'étranger et en France qui vous servira peut être.

  • A l'étranger

Premier débouché : le réseau culturel du MAE :

 

* Statut de vacataire pour 90 % des enseignants recrutés localement avec des contrats signés chaque année sans aucune garantie du maintien de leur volume horaire de cours ;

* Titularisation ou mensualisation extrêmement rare dans la majorité des établissements (en moyenne, création d'un poste à temps plein tous les 5 ans) ;

* Politique de recrutement et gestion du personnel obscure où les enseignants diplômés de FLE et expérimentés sont mis en concurrence avec les femmes de "..." (directeurs de grandes entreprises françaises), les étudiants des grandes écoles en échange universitaire désireux d'améliorer leurs fins de mois ou des enseignants de l'EN (professeurs de mathématiques, d'histoire, de philosophie, ...) venus goûter l'appel du large … ;

* Rémunération "fluctuante" des vacataires calculée au prorata des étudiants présents dans la classe (5-6 étudiants = 8 euros de l'heure / 7-9 étudiants = 10 euros de l'heure / 10-14 étudiants= 14 euros de l'heure), ce qui crée un climat malsain de concurrence entre les enseignants ;

* Aucune valorisation salariale en fonction des diplômes (Bac + 4 minimum), de l'ancienneté et des résultats des enseignants ;

* Disparité des salaires des directeurs nommés par le Ministère des Affaires Étrangères et qui ont, EUX, le statut d’expatrié avec tous les avantages que cela représente, à savoir des droits en France, des salaires pouvant atteindre les 5000 euros/mois et des avantages en nature ;

* Aucune prestation sociale, aucune assurance chômage, aucune prise en charge du coût des transports, aucune cotisation retraite versées aux vacataires, les laissant à moyen et long terme dans une situation administrative inextricable ;

* Aucune revendication syndicale possible face à la gestion des ressources humaines humiliante et méprisante soutenue par le service culturel de l'ambassade et son attaché culturel qui nie la souffrance et la désespérance des enseignants et qui vend à ces derniers la vacation comme seul horizon professionnel.


Deuxième débouché : les universités :

 

* Méconnaissance totale de l'existence de la spécialisation FLE sur le recrutement, ce qui amènent des enseignants de philosophie, de lettres classiques, de sociologie à être recruté aisément et à prendre en charge (avec une grande maladresse) des cours de langue et de civilisation pour des étudiants en début d'apprentissage de la langue. Et oui, être spécialiste de la littérature française du XVIIIème siècle paie beaucoup mieux qu'un enseignant FLE rompu à toutes les techniques didactiques et pédagogiques sur l'apprentissage des langues.


 


 

  • En France

Premier débouché : les centres privés de formation FLE

* Statut de vacataire pour 90 % des enseignants qui travaillent 3 mois dans l'année (juin, juillet, août) et sont en chômage pour les mois restants. Un petit tour sur les sites d'emploi fle.fr et fdlm.org pour se rendre compte de l'offre pléthorique de postes en CDD 3 mois l'été !!!!

* Politique de recrutement et gestion du personnel scabreuse où l'on croise énormément de directeurs ignorants, connaissant très mal les spécificités du FLE mais étant très attaché à la nécessité d'avoir un doctorat FLE pour postuler, QUI JE LE RAPPELLE N'EXISTE PAS ET N'EXISTERA JAMAIS. Encore une fois, un enseignant FLE avec 12 années d'expérience à l'étranger passera toujours APRES le doctorant non spécialiste du FLE et ayant une expérience minimale de l'enseignement.


Deuxième débouché : les centres FLE des universités françaises

* Obligation d'avoir un statut d'autoentrepreneur ou d'être titulaire de l'EN pour pouvoir travailler. Situation ubuesque qui rejette de nouveau les enseignants FLE les plus expérimentés et qui met en poste des enseignants LAMBDAS de l'EN sans réelle formation ni expérience en FLE.


Troisième débouché : les associations

* Rémunération au SMIC pour les plus chanceux ou travail quasi bénévole pour les moins chanceux. Appel pour nos amis les retraités qui ont l'impression de faire une bonne action : Comprenez une bonne fois pour toutes que votre action fait de l'ombre à des PROFESSIONNELS, qui eux sont spécialistes et qui aimeraient pourtant TRAVAILLER !!

 

Quatrième débouché : l'EN

* Pour travailler dans les classes spécialisées UPE2A, pas de CAPES (JE LE RAPPELLE : LE CAPES DE FLE N'EXISTE PAS) point de salut ! Quelque soit votre expérience, ces chers inspecteurs de l'EN s'en foutront royalement et préféreront prendre un enseignant de lettres modernes peu formé et peu aguerri à ce type de public.

Voilà, j'espère que vous comprenez un peu plus l'état de déliquescence dans lequel se trouve le FLE.

 

R.

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Reportage radio sur la situation des formateurs en FLE - Radio Le Mouv'

17 Septembre 2013 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

Un reportage de Delphine Martin sur la situation des formateurs en FLE, dans lequel on entend un membre du collectif s'exprimer.
Diffusé sur la radio Le Mouv' (www.lemouv.fr), dans la matinale, le 13 aout 2013.

 

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Témoignage d'une formatrice

23 Novembre 2012 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #TEMOIGNAGES, #DROIT DES FORMATEURS

En tant que formatrice FLE en région parisienne je peux vous donner mon expérience personnelle...


En île de France, il y a pas mal d'offres d'emplois dans le domaine du FLE mais les conditions sont très souvent mauvaises comme à Marseille et dans le reste de la France ...Surtout depuis que la réforme FLI est apparue, on remarque déjà des exigences de certains centres de formation qui demandent une specialisation " FLI" à notre CV alors que le truc vient de sortir et que personne n'a pu se former nulle part jusqu'à présent...n'importe quoi.


Pour ma part, je bosse depuis deux ans avec différents employeurs comme beaucoup d'entre nous.

 

Je suis formatrice et coordinatrice ASL (ateliers socio-linguistiques) en CDD contrat aidé (CAE) dans une association payée au SMIC donc 3 jours par semaines où les conditions de travail sont bonnes (heures de préparation incluses dans le temps de travail ) et où j'ai une grande liberté pédagogique et quant au choix de mes intervenantes, je ne sais pas si vous êtes familières de l'approche ASL sinon je vous invite à consulter aslweb.fr, personnellement c'est une méthodologie de travail qui m'apporte beaucoup de satisfaction mais ça peut être le fond d'un autre débat..Bien sûr je suis très mal payée mais j'ai l'avantage d'avoir le statut de salariée et il faut dire que dans l'assoc' nous sommes 5 salariées et même la directrice est en contrat aidé, c'est dire le peu de moyen qui est donné aux associations aujourd'hui, surement le même problème sur Marseille !

 

Par ailleurs je donne des cours de FLE (3H par semaine) à objectifs spécifiques, là je suis en contractuelle payée 20H brut de l'heure avec fiche de paie et assurance maladie, ce qui est rare ! heures de préparation et transports non compris cependant, salaire plutôt moyen mais correct...


Le mercredi après-midi je file avec près de 2H de transports donner des cours de FLE/FLM en tant que vacataire (!), cependant  je suis payée avec heures de préparation valorisées dans le salaire, pour un groupe de 4 enfants je suis payée 40H brut de l'heure ce qui est très correct, le mercredi je ne rentre pas avant 20H chez moi !)


Enfin le vendredi je file dans deux écoles primaires (1H de transport en commun...) pour donner des cours en tant que vacataire (!) de FLE/alphabétisation/ASL à des parents d'élèves dans le cadre du dispositif "ouvrir l'école aux parents" où je suis payée 20euros net de l'heure...

 

ce qui fait que je donne 20 heures de cours par semaine, et que mon salaire varie entre 1780 euros net par mois et 1320 euros par mois les mois de vacances scolaires ! (statut de vacataire...), ce qui reste quand même bas vis à vis de mon implication, la diversité des publics et le professionnalisme que l'on attend de moi, les loyers en région parisienne sont dingues ! je paye 780 euros de loyer, et la CAF considère que je touche trop pour percevoir une aide, en attendant les mois de vacances scolaires il me reste 540 euros pour vivre, payer les factures, payer mon pass navigo 4 zones pour aller bosser qui ne m'est remboursé par aucun de mes employeurs, manger etc...et à Paris la vie est extremement chère...


Au bout de 2 ans de boulot je songe déjà à comment garantir mes arrières (opter pour un poste de coordinatrice pédagogique dans le privé à mi-temps + un poste de formatrice FLE en centre social ?) je m'interroge ...

 

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