Pamphlet FLI

 

 

 

Nous,


formatrices et formateurs du collectif FLE, aimons les langues et donc le français parce que c’est un outil de construction de la pensée, de développement de l’imaginaire, de l’esprit critique … parce que la langue façonne nos regards sur le monde, notre construction personnelle.

Elle nous permet de nous émanciper et de faire valoir nos droits.

Elle est source d’échanges, de rencontres, de questionnement, de partage.

C’est à ce titre que nous nous reconnaissons comme passeurs de langues.


C’est au service de cette conception de la langue que nous cherchons et adaptons perpétuellement notre pédagogie aux multiples demandes.


En tant que formatrices et formateurs nous nous mettons au service d’apprentissages et de processus d’apprentissages.


En tant que citoyennes et citoyens nous veillons à ce que nous transmettons avec la langue.

 


Eux,


migrants, qui sont-ils ? Riches ou pauvres ? Maghrébins ou américains ? Ingénieurs informatiques ou agent de propreté et d’hygiène ? Diplômés ou non ? Femmes ou hommes ? Exilés ou expatriés ?...

Comment proposer une langue d’intégration unique pour un public aussi hétérogène et aux besoins variés ?


Offrons un vrai accueil à toutes ces personnes quelles qu’elles soient, à toutes et à chacune.

Laissons leur exprimer leurs besoins et leurs attentes en termes d’apprentissage de la langue et laissons-nous les prendre en considération.


Nous ne prétendons ni répondre à leur place, ni avoir une solution unique qui serait universelle, ni dire à quelles conditions ils se sentiront, eux, intégrés.  

 


Français Langue d’Intégration


Ce que nous questionnons aujourd’hui, c’est la notion d’intégration.

Qu’est-ce que c’est ? Comment la mesure t-on ? Qui la mesure ? Est-ce que tous les français sont intégrés ?

 

Depuis la mise en place du Contrat d’Accueil et d’Intégration, il nous semble que la transmission de la langue a été restreinte à un objectif politique de contrôle migratoire.


L’accès à la formation doit être un droit et non pas un devoir. N’est-il pas plus pertinent de s’interroger sur les besoins qui facilitent ou freinent un apprentissage de la langue française ?


Nous posons aujourd’hui que notre métier de formateur ne doit pas être un instrument de contrôle des valeurs ou des capacités des personnes à s’intégrer.


Nous, formatrices et formateurs ne sommes pas fonctionnaires d’état et n’avons pas à relayer une volonté politique.


Nous formateurs, sommes citoyens libres d’adhérer ou non à l’idéologie.

 

Enfin, quelle différence ou possibilité de différence fait-on entre l’accueil et le contrôle ?

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