Lisons FLE

4 Avril 2011 , Rédigé par collectif FLE sud est Publié dans #FLE ET LITTERATURE

Le principe est simple : partager nos univers littéraires lorsqu’ils nous ont servi en tant que ressources pédagogiques, ou encore lorsqu’ils nous ont intéressés pour être en lien avec la migration, ou encore la langue et ses usages…

La démarche est encore plus facile : transmettez nous sur la boite mail du collectif les titres, auteurs, avec un petit commentaire de votre choix,  et nous les ajouterons à la liste que voici, en construction.

  • Tahar Ben Jelloun, Au pays : une belle envolée dans les problématiques de l'exil...

 

« A quelques mois de sa retraite, Mohamed, contrairement à ses collègues, n'a aucune envie de partir. L'idée de quitter l'atelier où il a travaillé toute sa vie depuis qu'il a quitté le bled, le contrarie profondément. Aussi commence-t-il à faire le bilan de sa vie afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit. Il pense à son amour profond pour l'Islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si loin de leurs racines marocaines qu'il a échoué à transmettre ; et prend soudain conscience à quel point la retraite, lentraite comme il dit dans son mauvais français, peut ruiner un homme. Mais voilà que le jour fatal arrive enfin. Un matin, plus personne ne l'attend à l'usine. Mohamed ne tergiverse pas, il prend la route de son village natal au pays, pour aller y construire le seul rêve qui lui reste : une maison, une très grande maison, où toute sa famille pourra venir 'vivre heureux'. Quand elle lui semble prête, il décide d'inviter ses enfants pour une grande fête. Il s'installe dans l'entrée et commence à les attendre, un jour, deux jours, puis des semaines... Personne ne vient, seule une ombre menaçante rôde autour de lui. Peu à peu, tel un personnage de Beckett, il s'enfonce dans la terre, et finit englouti dans le trou qui s'est formé autour de lui. Les gens du village en font un saint mystique, le saint 'que la retraite avait tué'. »

  • Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce : de la poésie dans la grammaire! qui dit mieux

 

 «La grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse. Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite sœur d'Alice, l'héroïne de Lewis Caroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés.
      Avec son frère aîné Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, et privés de leurs mots, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.
      C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri. »

 

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